2018: 3599 consultations, 497operations, 2822 glasses (med+sun)

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Cette fois, les deux équipes partiront ensemble.

Escale à St. Anne Kinshasa

Basankusu: Témoignage Gianni De Rooze

Une grande opportunité m’a été offerte de monter à bord de l'avion SN le vendredi 19 janvier pour aller au Congo. Avec Ophthalmology Worldwide, je suis allé à Basankusu pour aider la population en mesurant et distribuant des lunettes.

Après un vol tranquille de Bruxelles nous avons logé une nuit à Kinshasa et nous avons continué le samedi vers Basankusu, où après quatre heures de vol, les roues de notre avion ont touché le gravier brun-orange de la piste.Immédiatement, l’accueil était chaleureux : quand nous sommes descendus de l'avion, notre équipe de 12 personnes a été accueillie avec beaucoup d'acclamations, de chants et de rires. En essayant de s’habituer à la chaleur humide de cet endroit tropical, nous avons marché vers notre logement, un monastère, où nous resterions les 2 prochaines semaines près de l'hôpital qui serait notre atelier.

Jan, alias Jean Lunette, est l'homme qui chaque année, est responsable de la lunetterie, et j’allais pour l'aider. Le but étant d'aider autant de personnes que possible à améliorer leur vision, nous sommes allés travailler dès le samedi pour mettre la boutique de lunettes en ordre. Pas un jour à perdre.
Le matériel que l'organisation a utilisé au cours des dernières années est soigneusement stocké dans des chambres de l'hôpital.
Pendant ce temps, un bateau se dirigeait vers le port de Basankusu avec notre grand stock de médicaments, de lunettes, d'outils de travail, ...envoyé depuis octobre ! Mais il a fallu attendre jusqu’au mercredi pour le voir arriver !
Bien sûr, dès le dimanche, toute l’équipe était au travail.

Les médecins et les infirmières étaient déjà prêts tôt le matin pour consulter les malades inscrits. Là est alors décidé s’ils peuvent être aidés par de la chirurgie, des médicaments ou des lunettes. Jan et moi étions prêts à recevoir les patients dans notre le magasin de lunettes. Avec l'aide d'une équipe enthousiaste, principalement des infirmières en formation, tout tournait bien rond. La majorité des patients parlaient français. Si ce n'était pas le cas, je pouvais obtenir de l'aide de mes coéquipiers pour traduire le lingala.

Les premiers jours étaient plutôt calmes. Ce n'est que le lendemain de l'arrivée du bateau que nous avons pu aider les gens d'une manière beaucoup plus ciblée. Notre stock a été réapprovisionné, nous avons même ouvert un second magasin, où nous ne vendions que des lunettes de soleil, afin d'offrir une solution à plus de personnes et réduire le temps d’attente. De cette façon, nous pouvions également aider à la lunetterie les personnes qui n'avaient pas eu la chance de s'inscrire. Les gens viennent de très loin, ont dû voyager longtemps dans des conditions de confort très précaires pour être aidés ici. Nous ne voulions décevoir personne. Pendant les moments plus calmes, j'ai pu aller voir les consultations et j'ai même eu l'occasion de suivre deux interventions dans la salle d’opérations.

Chaque jour on essayait de terminer vers 19h. À ce moment, nous étions généralement déjà au travail depuis douze heures. Le soleil était déjà couché quand nous retournions au monastère avec l'équipe pour partager nos histoires du jour. Quel bonheur alors de déguster une bonne bière rafraîchissante accompagnée de noix grillées.

J’ai vécu à Basankusu une aventure professionnelle et humaine incroyable et inoubliable. J'espère revoir les gens que j'y ai rencontrés. Cela peut sembler terriblement cliché, mais la satisfaction que l'on obtient ici est hors du commun.

Ophthalmology Worldwide et Pearle Opticiens, merci pour cette opportunité exceptionnelle.

Gianni De Rooze, optométriste opticien

Mission OWW à Nioki du 19 janvier au 4 février

Pour le douzième fois, j’atterris avec Kinavia avec un team OWW à Nioki, province de Mai-Dombe, en RDC. Ce vol congolais est un délice, car de 1000 à 1500m d’altitude, le paysage nous montre toute sa beauté. Attention, ce vol peut aussi être un challenge pour l’estomac, quand les turbulences nous secouent et que les éclairs illuminent les petits hublots de l’avion; Mais cette fois, rien de cela, un vol parfait!

 

Et un joyeux accueil avec les Frères: comme membre de l’ancienne garde, ils me saluent à la congolaise, en touchant avec leur cheveux crépus chatouillants mon crâne dégarni! La police de migration, DGM, est supergentille, ils collectent nos passeports et inscrivent pour le xième fois nos données dans un registre qui a connu des jours meilleurs. Quelle différence avec Kikwit, où je vais aussi de temps en temps: là, c’est une bande de voleurs qui l’an dernier avec moultes menaces et combines m’ont extorqué 140$.

Cette fois nous sommes 13:

La vieille garde: Jacqueline Koller, médecin et grand chef; Bruno Smeets, médecin, “le roi de la phaco”, Lieve Verkeyn, alias Lieveke, infirmière et magicienne de la salle d’op. Les routinées: Anne Lefèvre et Brigitte Bosschaert, qui ont assuré la consultation, Raphaëlle Boursoit qui avec Anthony Cornette a géré l’administration et les finances, et Anouk Willems, médecin. Les nouvelles recrues: Els Dobbelaere, opticienne chez Pearle, qui va s’occuper de la lunetterie, Hedwig Sillen et Isabeau Houben, 2 assistantes en ophtalmologie et Karolien Vits, l’infirmière qui va assister Bruno. En pratique je suis le réparateur de tous les problèmes techniques possibles et aussi malheureusement impossibles et le reste du temps je suis à la lunetterie, très bien secondé par les opticiens de Pearle, cette année, Els, l’an dernier Hamza, et avant Nikolaas. Je ne peux que rêver de leur professionnalisme, je leur laisse volontiers les cas difficiles tout en essayant de glâner un peu de leur savoir.

 

Le samedi matin c’est l’accueil, le soir on est déjà opérationnel. Tout le matériel est sorti du stock et réparti vers la consultation, la salle d’opération ou la lunetterie. Avec l’aide du personnel congolais, cela réussit cette année aussi. Nous voyons les longues listes de patients inscrits et dimanche ou pas, nous nous mettons au travail.Le lundi, notre caisse arrive de la Sodefor, nous la vidons et complétons nos stocks, et là plus rien ne nous arrête: des journées intensives se succèdent à d’autres journées encore plus remplies; nous finissons les listes une à une.De 8h du matin, avec une courte pause à midi, et jusqu’aux premières étoiles, vers 19h, la journée de travail s’organise, avec une bonne Primus fraîche pour terminer la journée.

 

Chaque participant à la mission va en ramener quelque chose: les visages heureux des patients qui revoient après une opération de cataracte, une première opération faite en solo, ou la reconnaissance d’un vieux patient qui peut à nouveau lire grâce à sa paire de lunettes de récuperation. Je me réjouis chaque année d’avance, de cette période formidable, exténuante, où chaleur et moustiques nous assaillent, mais où la satisfaction et la solidarité sont uniques.

A l’année prochaine à Nioki, je ne veux pas rater çà!

Guido

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Des quatre coins ils sont venus à Basankusu

Le team OWW janvier 2018 en partance pour Kinshasa comptait 23 personnes. A l’aéroport de N’Dolo un groupe de 13 part direction Nioki et les 10 autres rejoignent l’ophthalmologue Richard Hard de Mbuji-Mayi qui nous attendait à Kinshasa, et prennent l’avion vers Basankusu.

Le Dr Sabine Bonnet du CHR de la Citadelle ( Liège) y était avec ses deux assistants, Maxine Smets et Gaëlle Nizet, ainsi que l’assistant Balasz Geiselhardt de Budapest, le Dr Kristine Van Ruymbeke et dr Annelies Fabry. Vicky Vanroy et Claude Toko étaient les infirmiers. Gianni De Rooze de Pearle et Jan Raymaekers s’occupent de la lunetterie. Les médecins locaux et les infirmières travaillent à fond aussi.

Et Yann Huyghebaert contrôle avec sœur Victorine le tout comme d’habitude.

Quand nous atterrissons le samedi matin, il apparaît que nos containers avec le matériel sont encore en route le fleuve est bas et les bateaux doivent naviguer prudemment. Mais, nous certifie-t-on, ils sont à 15km et cela ne va pas durer longtemps…. On installe les salles d’opérations, les consultations et la lunetterie, et on commence le travail avec le reste des stocks de médicaments, packs opératoires et lunettes de l’an dernier. Notre générateur se trouve dans le bateau, et le lundi on apprend que le bateau n’est qu’à 40km, le mardi il semble que le bateau est coincé sur un banc de sable, et le mercredi, plus personne ne sait quoi !

 

Le jeudi avec une pirogue motorisée, on part à la rencontre du bateau, qui navigue à l’aise, mais n’est en effet plus loin. Heureusement, car l’afflux de patients est gigantesque.

Nous avons pu en aider 2055, venant de Basankusu, Mbandaka, même de Kinshasa, Lumumbashi, Rwanda, république Centrafricaine et Soudan. 260 opérations, 2300 consultations, et presque autant de lunettes.

On a du malheureusement en décevoir beaucoup d’autres : par exemple, nos unités chirurgicales sont juste emballées avant le retour qu’un homme arrive, fatigué et plein de poussière, avec son bagage dans un sac sur l’épaule. Il a voyagé 6 jours entiers depuis Ubangi. A pied, en pirogue, debout dans la benne d’un camion, … Il présente une cataracte bilatérale prononcée et nous lui avons donné rendez-vous pour une opération en janvier 2019.

On y sera.

 

Pendant ce temps à Nioki